s’en moquer comme de l’an quarante


s’en moquer comme de l’an quarante : s’en moquer comme de l’an 40

On a dit longtemps en France, « Je m’en moque comme de l’an quarante, » :

Pour l’année 1740, mille calamités avaient été annoncées, et même la fin du monde, mais l’an quarante trompa les appréhensions de tout le monde ; et comme il est dans la nature du caractère français de se moquer du péril avant et après le moment de sa venue, on s’égaya fort sur l’an quarante avant qu’il vînt, mais surtout après qu’il fut venu. Ce qui a donné lieu au dicton : « S’en moquer comme de l’an quarante. »

Autres expressions : S’en moquer comme du Grand Turc – S’en moquer comme de Colin-tampon.
Maurice Rat et son Dictionnaire des expressions et locutions traditionnelles

Une origine incertaine ?
Plusieurs explications :

« S’en moquer comme de l’an quarante, c’est s’en moquer éperdument. Se dit d’une chose à laquelle on n’attache aucune idée de danger, qui ne doit causer aucune crainte. Quel est cet an quarante ? C’est une corruption populaire du mot alcoran (al-Koran, le Coran) ; les chevaliers chrétiens du Moyen Âge disaient qu’ils se moquaient d’une chose ou d’un être comme de l’Alcoran, livre sacré ou bible des musulmans.

« La locution a été reprise sous la Révolution française par les royalistes et contre-révolutionnaires qui disaient plaisamment, quand on eut appelé l’année 1792 l’an I de la République, qu’ils se moquaient d’une chose comme de l’an quarante, ne croyant pas — et à juste titre d’ailleurs — que la République pût durer quarante ans. »

Une référence aussi au livre de science-fiction de Mercier, paru en 1771 livre commence ainsi : « L’an 2440, c’est loin ! » Un dormeur s’éveille au bout de sept siècles Le roman décrit une cité idéale où les mœurs sont parfaites. Cela a pu susciter les sarcasmes des révolutionnaires car cette utopie est dans un avenir trop éloigné. On a pu raccourcir l’an 2440 comme cela se fait souvent dans le langage populaire


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